Pour réviser l'histoire des courants artistiques, voici des exemples de publicités utilisant clairement des références dans la construction de leurs messages. A vous de les retrouver:






Contrex:
Il s'agit de la référence au photographe surréaliste Man Ray, et à la photo de sa muse intitulé "Le Violon d'Ingres". Dans la photo indiquée, la femme nue de dos possède des anses de violon (rajoutées) sur le bas du dos. L'artiste cherche à suggérer que sa muse est son inspiration, sa passion, et il l'invite à se laisser faire pour décupler encore plus son inspiration. Elle est son instrument d'amour et de poésie. En utilisant cette référence, cela permet à Contrex, d'inciter la cible à se laisser aller à boire de l'eau pour se transformer en Poire et Vanille, éléments naturels, facteurs donc de ressourcement.
Etro:
La marque de vêtements fait référence ici aux peintures surréalistes (notamment de Magritte et Dali). On cherche à utiliser le décalage onirique pour cibler le besoin d'originalité et d'esthétisme du récepteur (ici la femme bourgeoise excentrique). La différence d'ambiance entre l'intérieur (posé, dénudé mais confortable) et l'extérieur (orage naissant) renvoie au côté psychologique de la cible et à son désir d'exprimer son "bouillonnement intérieur" face à une vie extérieure jugée trop tranquille.
Roc: Encore une référence surréaliste (à Magritte et aux surréalistes souvent utilisés en pub): ici l'émetteur utilise la référence à Golconde et aux nombreux tableaux du peintre représentants des hommes en chapeau melon (renvoyant à la standardisation). Le but de l''emetteur est ici de cibler la motivation auto expressive en premier lieu (et son besoin d'originalité) pour se démarquer de la grisaille de la ville mais aussi de la standardisation des autres.
Mazars:
On utilise ici la référence à l'art cinétique (logo = mobile en mouvement) pour créer un transcription du message (avec Mazars, ayez l'esprit mobile) mais aussi créer une connivence avec la cible cadres dirigeants (à travers sa connaissance culturelle).
Petit Billy:
Il y a ici référence au Rococo (et son goût pour les scènes de la vie intime) afin d'induire une référence au plaisir culinaire, ainsi qu'à la tradition (à travers une double référence au patrimoine culturel du tableau, mais aussi du patrimoine gastronomique avec le décor de table de banquet): ces deux éléments ciblent de manière interessante la culture française commune pour qui l'art et les arts de la table sont incrits dans le patrimoine. (C'est particulièrement intéressant pour un produit qui n'est pas spécialement gastronomique mais plutot grand public).
Kookai:
Réference à la Pieta de Michel Ange: la femme domine l'homme (relation avec l'esprit de marque) mais de manière plus douce (il faut noter que cette campagne suit des années très agressives de Kookai dans la représentation de cette domination: hommes minuscules jetés dans des lavabos ou des toilettes par des femmes géantes).
Yves Saint Laurent:Référence ici à De La Tour pour le premier, et Manet (Déjeuner sur l'Herbe) pour le deuxième.
par Mark Mojo
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